Église Saint Gervais et Saint Protais – Saint Gervais sous Meymont

Église Saint Gervais et Saint Protais

Église Saint Gervais et Saint Protais

  • PRÉSENTATION

Date de construction : XIIème siècle
Architecture : Romane / Gothique
Classée aux Monuments Historiques : N.C
Hauteur : N.C
Largeur : N.C
Longueur : N.C
Nombre de cloches : N.C

  • HISTOIRE & DESCRIPTION

Depuis le XIIème siècle, il y avait à Saint Gervais un petit prieuré dépendant de la Chaise-Dieu qui sera réuni en 1355 à celui de Saint-Dier. À son origine, il avait bénéficié des largesses de la famille de Meymont. L’église paroissiale était sous le patronage de Saint Pierre. Elle est maintenant sous celui des saints Gervais et Protais.

De style gothique du XVème siècle, elle est la seule du canton à avoir été épargnée par des agrandissements ou des restaurations du XIXème siècle. C’est un petit édifice rectangulaire de trois travées inégales, celle de l’Est formant le chœur à chevet plat. Les voûtes d’ogives très simplifiées sont reçues directement sur des supports engagés sans l’intermédiaire des chapiteaux. Ouvrant sur la travée médiane de la nef la chapelle latérale Nord-Est à deux travées voûtées d’ogives, tandis que la chapelle Sud qui communique avec la travée Ouest est couverte d’une voûte d’arêtes. Le chœur est éclairé par une baie axiale à deux formes et deux fenêtres latérales tréflées.

Le massif clocher carré élevé sur la travée occidentale est ajouré à l’étage de fenêtres à remplages flamboyants. Une tourelle d’escalier prismatique accolée au côté Nord donne accès au beffroi contenant trois cloches : de 1554, de 1717 et de 1901. À sa base le portail flamboyant de type livradois a un décor particulièrement soigné : moulures d’encadrement prismatiques, piédroits aux chapiteaux sculptés de deux têtes de chaque côté, Père éternel en buste à la main bénissante sur la clef de la voussure intérieure.

Le curé était nommé par l’abbé de La Chaise-Dieu ; en 1769, il suppliait l’intendant de lui venir en aide pour réparer le presbytère qui tombait en ruine. En 1777, rien n’avait dû être faire car l’évêque, à son passage, le trouve « dans le plus mauvais état ». Par contre, l’église était dans un état satisfaisant.

  • À DÉCOUVRIR…

LA DANSE MACCABRE

La danse macabre

La danse macabre

Une miniature de « danse des morts », se trouve sous l’autel de droite, côté épitre.

C’est un panneau en bois sculpté (du merisier) comportant au milieu la Mort avec son sablier et, sur trois rangées superposées, des têtes de personnages des différentes classes de la société : depuis le Pape jusqu’au curé… voire un simple manant.

Est-il possible de dater ce panneau ? Sans doute a-t-il été conçu au XVIème siècle. En effet, le curé y porte la barette qui permet de localiser plus précisément la date de sa fabrication. Le cardinal, quant à lui, est coiffé d’un chapeau à larges bords, comme l’était, à l’époque, les paysans auvergnats.

L’œuvre est interprétée par le quatrain suivant, sans prétention :
« Je vais d’un pas égal saisir les empereurs,
Les papes, les roys, miaistres et serviteurs,
Ma faulx s’étend partout et ce sable me manque
À quel jour, à quelle heure, tu passeras ma barque. »

L’auteur de ces vers fait allusion à la mythologie païenne, comme on le faisait à la Renaissance. À cette époque, l’alphabet en usage était gothique et non romain.

Source : Chambas (1980), Augerolles – Son Église – Son Pieuré – Son Histoire, Lezoux, IPC

  • PLAN D’ACCÈS