Église Saint Martin – Courpière

Eglise Saint Martin

Eglise Saint Martin

  • PRÉSENTATION

Date de construction : XIIème siècle
Architecture : Romane
Classée aux Monuments Historiques : 12/07/1886
Hauteur : N.C
Largeur : N.C
Longueur : N.C
Nombre de cloches : 7

  • HISTOIRE & DESCRIPTION

Primitivement c’était l’église du prieuré de bénédictines fondé par Aimeric, évêque de Clermont, ancien abbé de La Chaise-dieu (1111-1151).

L’édifice n’est pas homogène : les trois nefs réalisées vers 1131 n’appartiennent pas à la même campagne de construction que le chœur. La grande nef est voûtée en berceau ; les bas-côtés sont en quart de cercles, avec des piliers en forte saillie, avec imposte mais sans colonnes engagées sur la face interne. Construit vraisemblablement une cinquantaine d’années après les nefs, le chœur est la partie la plus remarquable. Les trois absides ouvrent sur le transept ; l’abside principale est précédée d’une travée droite. Chacune d’elles est décorée intérieurement d’arcatures et de colonnes sur mur-bahut. Les chapiteaux, de bonne facture, s’apparentent à ceux de l’église du Moutier à Thiers.

Le mobilier est important et comprend notamment une mise au tombeau, groupe, pierre polychrome, (XVème-XVIème siècle) ; porte de placard, bois et fer, XVIIème siècle, stalle du recteur de la confrérie des Pénitents du Saint-Sacrement, bois sculpté du XVIIIème siècle, chaire à prêcher en pierre peinte portant l’inscription : « M. François Réaulle et A.C. luminiers l’an 1601 le 25 mars P.P.N. ».

Le clocher est peuplé de sept cloches :

  • 1734 – Timbre de l’horloge, provenant du couvent des dames, religieuses ;
  • 1778 – Fondue par Alexis et Charles Limaux et Simon Barrard ;
  • 1778 – Fondue par Simon Barrad ;
  • 1804 – Dite du « Grand Seing » fondue par les frères Baudoin ;
  • 1920 – Deux cloches de la Victoire.

L’église Saint Martin est inscrite sur le répertoire des Monuments historiques depuis 1886.

Source : Manry A.-G. (1988), Histoire des communes du Puy-de-Dôme –
Arrondissement d’Ambert et de Thiers, Éditions Horvath, Le Coteau.

  • À DÉCOUVRIR…

VIERGE EN MAJESTÉ

Notre Dame d’Espinasse

La Descente de la Croix

Dans la grande chapelle Sud, une peinture murale de la fin du XVème siècle représente la Vierge de Pitié devant le Golgotha. De chaque côté de la croix du Christ se tiennent les deux larrons : un ange emporte l’âme du bon, sortant de sa bouche sous la forme d’un enfant blanc, un diable saisit avec sa fourche celle du mauvais représentée par un enfant noir. L’artiste a réservé une place exceptionnelle au paysage, dans une vision réaliste et minutieuse, ne faisant grâce d’aucun détail. Sur les phylactères, on lit : « Memento mei D(omin)e du(m) veneris in regnum tuum » et « Si tu es filius liber me et vos »Le fond de la scène est occupé par la ville de Jérusalem, avec des clochers émergeant des maisons. Ce panneau est sans doute le vestige d’un ensemble plus vaste.

Cette peinture murale a été classée par les monuments historiques en 1983.

Source : Manry A.-G. (1988), Histoire des communes du Puy-de-Dôme –
Arrondissement d’Ambert et de Thiers, Éditions Horvath, Le Coteau.

BAPTISTÈRE OÙ FUT BAPTISÉ LE PÈRE GACHON

Baptistère du Père Gachon

Baptistère du Père Gachon

C’est au village de La Molette, de la paroisse d’Auzelles, qu’est né François Gaschon. Ses ancêtres y étaient établis depuis au moins trois générations. Benoît, son père, avait épousé Anne Palasse le 2 novembre 1726. Une famille de paysans et artisans tisserands – le tissage a été durant le XVIIIe siècle une grande activité dans toute la campagne ambertoise – quelque peu aisés, dans laquelle naîtront sept enfants, dont trois ne vivront guère. François est le second ; il naît le 30 août 1732, et, selon l’usage d’alors – la mortalité infantile était importante, et l’on voulait absolument assurer le salut éternel des petits –, il est baptisé dès le lendemain en l’église d’Auzelles, par le vicaire M. Vacheron.

Ordonné sous-diacre le 15 mars 1755, diacre le 20 décembre de la même année, il reçut la prêtrise le 18 décembre 1756. Par la suite, le Père François Gaschon, ancien missionnaire du diocèse de Clermont-Ferrand, fut aumônier de l’hôpital d’Ambert. C’est là qu’il mourut le 28 novembre 1815, en odeur de sainteté.

INTÉRIEUR

 

INTÉRIEUR (VITRAUX ET CHEMIN DE CROIX)

 

EXTÉRIEUR

 

  • PLAN D’ACCÈS